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09.10.2006

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El Hadji Diouf : La défaite contre le Burkina
Posté le 12.10.2006 par senefootnews


[b]El Hadji Diouf : «La défaite contre le Burkina va sonner la révolte dans la tanière» [/b]

De retour de Ouagadougou où les «Lions» se sont inclinés face aux «Étalons» 1-0, le capitaine de l’équipe nationale du Sénégal, El Hadji Diouf est revenu sur le match contre le Burkina.

Le Sénégal vient d’essuyer un revers en déplacement contre le Burkina. Quelle est votre lecture de la situation ?

Tout d’abord, je tiens à préciser que nous avons joué contre une bonne équipe du Burkina Faso qui avait le public derrière elle. N’empêche nous nous sommes bien comportés à part quelques erreurs. Nous avions le match en main jusqu’à ce que l’arbitre siffle ce penalty qui a été le tournant du match. Je pense que nous ne devons pas nous attarder sur cette défaite. Nous allons digérer la défaite et repartir sur de bonnes bases.

Mais qu’est-ce qui n’a pas marché pour que l’équipe soit baladée à ce point ?

L’arbitre nous a causé un préjudice énorme. Non seulement il a sifflé un penalty très discutable, sévère à la limite, mais, il a expulsé Malickou qui est une pièce maîtresse de notre défense. Après sa sortie, nous avions quelques problèmes de positionnement, mais nous avions repris nos marques. Malheureusement nous n’avons pas sauvé ne serait-ce que le nul. Présentement, nous avons les yeux rivés sur le match du mois de mars contre la Tanzanie.


Henri Camara
Posté le 12.10.2006 par senefootnews


[b]Henri Camara : "Je peux jurer que le Sénégal va se qualifier" [/b]

La première défaite des ‘Lions’ à Ouagadougou, samedi ,a laissé beaucoup de traces. La pullule a été difficile à avaler. Elle a été très amère. Et Henri Camara l'a encore en travers de la gorge.

Vous attendiez-vous à une défaite contre le Burkina Faso ?

Non ! Franchement, je ne m'y attendais pas. Il n'y a pas un parmi nous qui pouvait penser qu'on allait perdre. A la limite, on aurait pu, au pire des cas, revenir avec un point du nul. Mais pas une défaite. Ce qui ne veut pas dire qu'on minimisait notre adversaire. On s'attendait à un match difficile. On savait que cela allait être un match difficile dans la mesure où c'était un match à l'extérieur, contre une équipe qui avait perdu son premier et qui joue sa vie contre l'équipe du Sénégal. Une équipe composée d'Henri Camara, El Hadj Diouf, Pape Bouba Diop... Cette défaite surprend et fait mal à la fois parce qu'avec une victoire, on aurait pris un bon élan pour la suite de la compétition. Mais il n'y a pas lieu de se décourager. Il faut se (re)motiver et préparer sérieusement le prochain match à Dakar contre la Tanzanie. Le Burkina Faso doit faire un déplacement à Dakar. Rien n'est encore joué. Il faudra tout faire pour gérer les prochains matches à venir.


Qu'est-ce qui n'a pas marché dans l'équipe samedi ?

Primo, l'équipe du Burkina évoluait à domicile. Secundo, elle affrontait l'équipe du Sénégal où, comme je l'ai dit, il y avait Henri Camara, El Hadj Diouf, Pape Bouba, Diagne Faye et les autres comme Lamine Diatta ou Habib Bèye, le capitaine de Marseille. Rien qu'à l'idée d'affronter une équipe pareille, on devient très motivé. Tous les joueurs ont pratiquement vécu ces moments. Personnellement, le match qu'on a joué samedi contre les Burkinabés, me rappelle mon premier match contre le Nigeria, à Dakar. Le seul fait de savoir que vous alliez avoir comme adversaire des joueurs comme Taribo West, cela vous motive. Vous avez envie de donner tout ce que vous avez dans le ventre pour impressionner le public, votre peuple... Dites-vous simplement que tous nos matches ne seront pas faciles. On sera attendu partout où on ira... Pour une analyse simple du match, disons que les Burkinabés ont été les plus mordants. De notre côté, on voulait profiter des contres qu'on allait se procurer pour faire la différence. On s'est créé des occasions à plusieurs reprises, mais malheureusement, c'était également un jour sans. C'est le football. Il faut faire avec.

Dans quel secteur l'équipe a péché, selon vous ?

On a beaucoup souffert au milieu. Ils (les joueurs burkinabés) étaient plus vifs que nous. Du coup, les balles revenaient à chaque fois dans notre camp. On a eu du mal à conserver le ballon.
En attaque, on n'a pratiquement pas eu de bonnes balles. On était souvent mis dans des positions de duels. Ni Diouf, ni moi ne sommes des joueurs de tête. A chaque fois, je leur demandais de me mettre les balles en profondeur ou sur les espaces. S'il y a donc une critique que je peux faire de ce match et du comportement des joueurs, c'est un manquement au niveau du milieu. C'était la force de l'équipe dans le passé. C'était un milieu bagarreur, très agressif et il apportait un plus à l'attaque. C'est ce qui manque un peu à l'équipe, actuellement.

Et l'absence de Malick Bâ dans l'équipe de départ ?

C'est un joueur que je connais depuis qu'il est jeune. Il est très vif et très technique. C'est quelqu'un qui apporte beaucoup à l'attaque. Je ne veux pas citer de noms, mais je pense que si on l'associe à un ancien, on pourrait retrouver le milieu qu'on avait avant. Il aurait pu être dans l'équipe de départ, à mon avis.

Y a-t-il une explication qui pourrait justifier son absence tout comme celle de Frédéric Mendy qu'on attendait pour ce match ?

Je ne sais pas ! Seul le coach est en mesure de se prononcer sur la question. Tout ce que je peux dire, c'est que Malick Bâ méritait d'être dans l'équipe de départ. Maintenant, seul le coach sait pourquoi il l'a mis sur le banc.

N'avez-vous pas intérioriser un sentiment de supériorité face à l'adversaire ?

C'est vrai qu'on a trop pensé à la victoire. Cela ne veut pas dire qu'on n'a pas pris très au sérieux l'adversaire. Sinon, un peu seulement. C'est vrai que lorsqu'on est décidé, personne ne peut nous arrêter. Des fois, c'est la motivation qui manque. On n'a pas su garder la même détermination que celle qu'on avait contre la Côte d'Ivoire, en match amical. Par contre, à chaque fois qu'on se dit que c'est une ‘petite’ équipe, on a souvent des surprises. C'est le constat que j'ai fait.

Y avait-il un excès de confiance dans cette équipe après les victoires contre la Côte d'Ivoire et puis le Mozambique ?

C'est vrai ! Personnellement, je n'avais que la victoire dans la tête. On n'avait même pas misé sur un point. On n'était trop sûr de nous. On voulait tout de suite se mettre à l'abri. On a trop misé, alors qu'on pouvait simplement se contenter d'un nul. Malheureusement, nous sommes tombés sur une équipe déterminée et qui voulait plus que nous les trois points. En plus des supporters qui étaient derrière eux. C'est très important, pour une équipe, de sentir la présence de ses supporters. Ce jour-là, le Burkina avait ses gens-là dans le stade. C'est une autre force... Dans l'ensemble, on ne devait pas perdre ce match. Encore que sur le penalty, il n'y avait rien du tout. Il n'y avait pas faute sur l'attaquant burkinabé. Je viens juste de revoir le match. Et c'est la première fois que je vois un arbitre siffler ce genre de penalty. Mais, bon...

Quelle a été la réaction du coach à la fin de la rencontre ?

On était tous dans le même bateau. C'est une défaite qui fait mal à tout le monde. Dans les vestiaires, il nous a remonté le moral. Il était comme nous, déçu de la défaite.

Pensez-vous que certaines défaites soient normales pour une équipe comme le Sénégal ?

Non ! Ce n'est pas normal. Il m'arrive souvent de discuter avec des joueurs professionnels en Angleterre. A chaque fois, c'est le même discours qui revient, à savoir qu'aucune équipe ne doit pouvoir tenir tête à l'équipe du Sénégal. D'ailleurs, lorsque je venais pour le match, j'étais avec (Luis) Saha, l'international français de Manchester, dans le même vol, pour Paris. Il m'a tenu le même discours comme quoi on avait une très grande équipe. Il m'a même fait comprendre qu'on ne devrait pas trop être inquiété dans notre poule. C'est vrai qu'on a une grande équipe. Mais le football en Afrique a beaucoup évolué.

Avec cette défaite, le Sénégal doit-il changer de stratégie pour les prochains matches ?

Ce serait une bonne chose de changer de stratégie. Il est temps qu'on sache se contenter d'un nul à défaut d'avoir les trois points et non pas dire qu'on veut seulement les trois points. Que les gens adoptent la même philosophie. Cela pourrait nous permettre de mieux surprendre nos adversaires. Encore que nous parvenons, jusque-là, à assurer à domicile. On a les moyens d'aller chercher une victoire à l'extérieur. C'est évident ! Mais d'abord, qu'on se dise qu'on n'y va pour chercher un point.

Avez-vous peur de revivre la même chose que lors de la dernière qualification pour les éliminatoires combinées Can et Mondial 2006 où le Sénégal a été surpris par de ‘petites’ nations du football comme le Togo ou la Rd Congo ?

Ce n'est pas la même chose. Là, on parle d'une qualification. Celle de la Coupe d'Afrique des nations. La dernière fois, c'était pour le Mondial. Il y a déjà une différence. Ce n'est pas la même chose. C'est vrai qu'on a perdu à Ouagadougou, mais à domicile, personne ne peut nous résister. Je suis sûr que lorsque le Burkina mettra les pieds à Dakar, ils vont prendre une casquette. Ils n'ont rien fait pour mériter cette victoire. Sans le penalty, ils n'allaient jamais nous mettre un but...

Ils ont quand même dominé toute la rencontre ?

Ils ont dominé, mais ils ne se sont pas créés de véritables occasions. Au contraire, c'est nous qui avons eu les plus franches occasions. J'en ai eu, El Hadj aussi...

Est-ce la lucidité qui a fait défaut à l'attaque sénégalaise, alors ?

Non, il ne s'agit pas de cela. C'était juste un jour sans. Sur l'action que j'ai eue en début de match, j'ai fait un mauvais crochet, alors le ballon est resté sur le gazon. J'ai pu avoir deux occasions nettes. (El Hadj) Diouf également. Seulement, on a manqué de chance. Le but que j'ai marqué contre le Mali (en éliminatoires de la Can 2006) était identique à ma première occasion. C'était plus difficile. Pourtant, la balle est allée au fond des filets. Donc, voilà ! Il y a des jours où cela ne rentre pas. On n'y peut rien. On doit simplement faire avec. J'aurai pu mettre deux buts, (El Hadj) Diouf deux, les gens n'auraient rien dit. On aurait remporté le match sur un score fleuve. Mais voilà !

La bataille psychologique que vous ont livrée les Burkinabés, leur entraîneur en tête, n'a-t-elle pas beaucoup pesé sur le match ?

A part l'incident de la première journée passée à Ouaga et où on s'est entraîné dans un stade où il n'avait pas de lumière, on a été très bien accueilli à Ouagadougou. Il faut le reconnaître. On n'a eu aucun problème. Mais, comme je l'ai dit, c'était un jour sans. Il faut que les gens le comprennent ainsi et nous encouragent pour la suite de la compétition. La première force de cette équipe doit venir des supporters. On doit sentir la présence de notre public. C'est très important.


Meilleur footballeur africain de l’histoire :
Posté le 12.10.2006 par senefoot


Quatorze footballeurs sénégalais sont retenus sur la liste de 200 joueurs établie par la Confédération Africaine de Football (Caf) pour désigner le meilleur joueur africain des cinquante dernières années.

Yatma Diop, Louis Gomis, Christophe Sagna, Jules François Bocandé, Boubacar Sarr Locotte, Cheikh Seck et Thierno Youm, sont retenus sur les trois premières listes de 50 joueurs établies par la Fca selon des périodes d’au moins une décennie.

Les sept autres joueurs qui complètent la liste sont tous issus de la génération de 2002, sauf Roger Mendy qui a lui raccroché bien avant. Il s’agit de Henri Camara, Ferdinand Coly, Pape Bouba Diop, El hadji Ousseynou Diouf, Khalilou Fadiga et Tony Sylva.

«Pour équilibrer les chances des plus anciens, ceux des premières années de la Caf» qui risquent de souffrir de l’absence de la télévision qui «n’a pas médiatisé leurs performances», la Caf a décidé d’affecter un coefficient à chacune des quatre périodes retenues.

Ainsi, les joueurs Yatma Diop et Louis Gomis (1957-1970) se verront attribuer un coefficient de 4, là où Christophe Sagna qui est inscrit dans la période allant de 1971 à 1980 aura un coefficient de 3.

Les joueurs de la génération de ‘’Caire 86’’ constitués de Bocandé, Locotte, Cheikh Seck et Thierno Youm auront un coefficient de 2 pour chaque voix en leur faveur, alors que les derniers de la liste issus de la l’épopée de 2002, auront un coefficient de 1 point.

Le vote, pour désigner le meilleur footballeur africain des 50 dernières années, se fera par internet, souligne la Caf qui invite les habitués de la toile à motiver leur vote d’une phrase et à l’envoyer à l’instance dirigeante du football continental d’ici au 15 novembre prochain. L’instance continentale qui n’oblige pas les votants à choisir parmi les 200 noms retenus, permet aux observateurs et fans de voter pour un joueur qui n’est pas retenu sur la liste initiale.

Le dépouillement pour désigner le meilleur joueur africain des cinquante dernières années est prévu le 8 février 2007, marquant la date anniversaire de l’instance dirigeante du football africain mise sur pied à la même date en 1957.

LISTE DES JOUEURS SENEGALAIS RETENUS PAR LA CAF

1957-1970 (coefficient 4) : Yatma Diop ; Louis Gomis

1971-1980 (coefficient 3) : Christophe Sagna

1981-1990 (coefficient 2) : Jules-François Bocandé ; Boubacar Sarr ; Cheikh Seck ; Thierno Youm

1991-2006 (coefficient 1) : Henri Camara ; Ferdinand Coly ; Pape Bouba Diop ; El-Hadji Diouf ; Khalilou Fadiga ; Roger Mendy ; Tony Sylva



Cheikh Matar Gueye : «Je vis un rêve extraordinair
Posté le 12.10.2006 par senefoot

Avec cinq titularisations en dix matches, et plusieurs prestations de haute tenue, le jeune défenseur latéral natif de Thiès (20 ans), passé pro durant la dernière intersaison, se révèle une des plus inattendues révélations de la saison.

Cheikh, vous êtes la surprise de ce début à Metz, celui que pas grand monde ne connaissait et qui s’annonce comme la grande révélation sénégalaise de la saison…

Oui ! Je ne suis pas très bien connu du football sénégalais, parce que je n’ai pas joué en championnat de première division. J’ai juste évolué pendant quelques années dans le mouvement Navétanes, à l’Asc Ndéfane de Rufisque. Je ne me rappelle pas du nombre d’années, mais, c’est après ça que j’ai intégré la structure «Génération Foot» avant de partir en France. Plusieurs Sénégalais viennent de me découvrir cette année avec le Fc Metz qui est en train de réaliser un bon début de Championnat de Ligue 2. Je vais essayer de continuer sur cette lancée. Pour l’instant, tout se passe très bien. Je vais prier pour que ça continue, parce qu’il est très important pour un joueur de disputer les matches tous les week-ends. Il est vraiment essentiel de compétir pour progresser. Je suis vraiment content de mon début de saison avec le Metz. Mais, il ne faut pas s’enflammer. Il faut rester humble et avoir la tête sur les épaules pour aller au bout. Je remercie le Grand Dieu (sic) et je prie pour que cela continue durant toute la saison pour le bonheur de mon club.

N’êtes-vous pas le premier surpris par votre rapide envol dans l’effectif messin ?

(Catégorique) Non ! Franchement, je ne suis pas du tout surpris de mes performances. J’ai fait une bonne préparation d’avant-saison avec mes entraîneurs et mes coéquipiers me soutiennent tout le temps. Ce début de saison n’a rien de surprenant pour moi. J’ai toujours cru en mes potentialités et gardé espoir qu’un jour mon heure allait sonner. C’est le cas aujourd’hui. Je vais tout faire pour rester dans cette bonne dynamique de début de saison.

Qu’est-ce qui explique cette progression fulgurante ?

C’est le travail qui est en train d’être récompensé. Ça se passe vraiment très bien aux entraînements. Je mets le paquet pour toujours être au top et gagner davantage en expérience. Je me bats, je bosse sans arrêt. Je crois que mes efforts sont en train de payer. Je vais continuer à travailler parce que j’ai toujours voulu ça. Je ne vais pas rechigner pour aller toujours de l’avant. En plus, le coach (Francis De Taddéo) me suivait et me donnait des conseils depuis l’année dernière. J’ai beaucoup travaillé et il m’a facilité la tâche en m’accordant sa confiance. C’est important pour un joueur. Pour l’instant, je suis surtout préoccupé de confirmer mon début de saison parce que je n’envisage pas du tout de quitter le Metz. Je m’y sens très bien. Je dois continuer à travailler pour devenir un titulaire indiscutable dans notre équipe. Il me reste encore du chemin à faire à Metz qui est reconnu pour sa bonne formation.

N’est-ce pas un rêve que vous vivez présentement ?

Ah oui ! Je ne peux pas le nier. Je suis en train de vivre un rêve extraordinaire. Je n’ai jamais pensé à ça. Honnêtement, je vis un moment inoubliable avec mon club parce que je regardais, il y a moins de deux ans, les matches du Fc Metz à la télévision. C’est vraiment extraordinaire. Mais, quand la chance est venue, je devais la saisir pour montrer mes compétences. Ce que je tente de faire tous les jours pour gagner davantage la confiance de mon coach.

Quelles relations entretenez-vous exactement avec votre coach, Francis De Taddéo ?

(Très enthousiaste) Je suis comme son propre fils. Il me considère comme tel et il le montre tous les jours. Il est, d’ailleurs, venu personnellement me chercher à Dakar pour m’emmener à Metz. C’est quelque chose que je n’oublierai jamais dans ma vie. C’et vraiment très important pour moi. C’est un acte assez symbolique. J’essaie tout le temps de ne pas le décevoir pour mériter cette confiance. Aux entraînements, il n’est pas tendre avec moi. Il me conseille, me montre la voie et m’accorde toute sa confiance. Il m’aime beaucoup et le montre tous les jours. C’est un grand entraîneur et aussi un homme de cœur que je respecte énormément. C’est vraiment un papa pour moi.

Contrairement à certains Sénégalais du Fc Metz comme Daniel Bocandé ou Mactar Mangane qui tardent à éclore en équipe première, vous n’avez pas duré en centre de formation ?

Je n’ai fait que six mois dans le centre de formation du Fc Metz. C’est vrai que tout est allé très vite depuis mon arrivée dans ce club. Ensuite, comme je disais tout à l’heure, mon entraîneur m’a mis dans le groupe de performance de l’équipe depuis le début de la saison. C’est une marque de confiance que Taddéo vient de montrer à mon égard. Je me suis beaucoup battu pour en arriver là. C’est aussi important et je vais essayer de ne pas le décevoir. Je vais davantage me «tuer» sur le terrain pour gagner encore sa confiance.

La présence des Sénégalais (Babacar Guèye, Dino Djiba Pape Malick Diop) est-elle pour quelque chose dans votre rapide épanouissement ?

Oui ! Ils m’ont bien accueilli et me conseillent tout le temps. Ils me disent de faire ceci ou cela. C’est vraiment important d’avoir des compatriotes à ses côtés. Le problème d’intégration ne se pose pas. Ils sont toujours disposés à t’écouter, à te montrer la voie pour aller loin dans ta carrière. Je suis leurs conseils et c’est très bénéfique.

Mais, qu’est-ce que cela vous fait de partager une ligne de défense avec Pape Malick Diop ?

(Il s’emballe) Wouah ! C’est un grand rêve de partager une équipe avec Pape Malick Diop, l’ancien capitaine des Lions. Vous voyez ce que cela fait… Quand je me souviens de la Coupe du monde asiatique (2002)… C’est fou ! Je n’ai jamais imaginé de ma vie partager un terrain de football avec Pape Malick Diop. Alors s’il s’agit de jouer dans une même équipe de football, ça ne peut qu’être fantastique et génial. C’est un grand frère qui nous conseille tout le temps. Il a beaucoup d’expérience et il partage tout son vécu avec tous les Sénégalais du Metz.

Comment jugez-vous le niveau de la Ligue 2 française ?

C’est un championnat assez relevé. C’est un bon niveau. Il faut aussi s’adapter parce qu’il est un peu rugueux. Mais c’est du football et il faut toujours étudier dans n’importe quelle situation où l’on se trouve. Je ne suis pas complexé d’évoluer en Ligue 2. Les gens y jouent un très bon football et il y a de bons joueurs qui y évoluent. Ce n’est pas difficile de jouer en deuxième division.

Au rythme où l’on va, est-ce parti pour une nouvelle remontée en Ligue 1 pour Metz ?

Ah oui ! C’est bien parti pour cette saison. Toutefois, il nous reste beaucoup de matches à gagner. Nous ne sommes qu’au début du championnat (Ndlr : 10 journées seulement ont été jouées). Il faut batailler ferme durant toute la saison pour atteindre cet unique objectif. Toue l’équipe est consciente que la mission ne sera pas facile mais, tout le monde se sent concerné. Ce ne sera pas facile mais, nous y arriverons Incha’Allah.

Sur le côté personnel, quel est votre objectif cette saison ?

Mon premier objectif est lié à celui de mon équipe, c’est-à-dire remonter dès la fin de la saison pour goûter à la Ligue 1. Ce serait formidable pour moi de me retrouver en L1., mais je refuse de me prendre la tête pour ça. Pour l’instant, je reste concentré sur ce que je fais tous les jours aux entraînements et sur le terrain pour encore gagner une vraie place de titulaire. Je suis encore jeune, le reste va venir tout naturellement. Franchement, je n’ai pas de défis personnels à relever à part confirmer mon bon début de saison.

Aujourd’hui, dans quel domaine vous devez encore progresser pour être vraiment au top ?

Je dois progresser dans tous les domaines. Mais, je suis avant tout un défenseur de métier. Donc, j’ai besoin de progresser dans le placement et le marquage. Après, je vais travailler mon efficacité devant les buts. C’est aussi important de marquer des buts quand on est joueur. Sur ce point également, je suis en train de progresser parce que mon entraîneur me rectifie tout le temps quand je commets une bêtise. Avec le temps, je commence à gagner de l’expérience. Ça vient petit à petit et j’espère poursuivre sur cette lancée. Il faut toujours travailler pour être au top.

On raconte qu’en vous recommandant au Fc Metz, votre agent Mady Touré vous a «vendu» comme un futur Hatem Trabelsi, le capitaine de la sélection tunisienne…

Je suis vraiment flatté par cette comparaison. Les gens me comparent avec lui depuis quelques années. C’est vrai que j’aime son style de jeu, ses débordements. C’est un très grand joueur. Mais, je ne suis pas comme lui car chacun joue à sa manière sur un terrain de football. On se ressemble un peu, mais je veux rester Cheikh Guèye, avec ma propre manière de jouer. Je ne veux m’identifier à personne. Je n’ai pas d’idole dans le football. J’aime construire ma propre personnalité à partir de mes propres qualités comme la rigueur et la hargne. J’aime un football engagé et physique. Je veux rester moi-même pour ensuite progresser dans les phases offensives.

Vous arrive-t-il, aujourd’hui, de penser à l’Equipe nationale A ?

Vous savez, tout le monde rêve de porter et défendre les couleurs de son pays. De mon côté, je ne suis pas du tout pressé de venir en Equipe nationale. Je suis jeune et j’aurai tout le temps pour le faire dans l’avenir. Avec le temps, ça va venir. J’attends le bon moment pour venir et montrer ce que je vaux. Pour l’instant, je suis concentré sur ce que je fais en club. Je crois qu’il ne sert à rien de brûler les étapes. Ça viendra le moment opportun.

Kasperczak ne vous a jamais contacté depuis son arrivée au Sénégal ?

Non ! On ne s’est jamais rencontré ou parlé au téléphone. Mais, tout comme tous les joueurs, je veux porter un jour les couleurs de mon pays. Pour le moment, il n’y a rien eu entre nous depuis qu’il est à la tête de l’Equipe nationale du Sénégal. Pour l’instant. Je dois davantage progresser pour peut-être mériter une place en Equipe nationale dans le futur. En ce moment, tout se passe très bien avec mon club. La sélection viendra après. Comme je l’ai dit tout à l’heure, je ne suis pas du tout pressé parce que mon heure viendra. Je ne me fais pas de soucis. De toute façon, ça va se passer très bien. Pour l’instant, je suis les performances des Lions tous les jours.

Vous arrive-t-il pas de parler avec Babacar Guèye de non-sélection en Equipe nationale, vu sa forme actuelle ?

On parle de l’Equipe nationale tous les jours à l’entraînement, chez nous, parce qu’il y a plusieurs internationaux Sénégalais comme Momar Ndiaye, Dino Djiba ou Pape Malick Diop ou Babacar Guèye. Mais, Babacar (Guèye) ne parle pas de sa non-sélection. Il est encore jeune et a le temps devant lui. Pour l’instant, il dit attendre son heure pour saisir sa chance parce qu’il dit qu’il n’est pas pressé de revenir en Equipe nationale. Il travaille tous les jours avec son club. Il est vraiment en forme depuis le début de la saison. Son heure viendra forcément car, il a du talent.


EQUIPE NATIONAL JUNIOR
Posté le 09.10.2006 par seneweb


Buteur ,passeur ;élégant et précis tel son les mots qu'a utuliser le coach de l'equipe national junior Soulyeman " gaucher" a l'encontre de son poulain qu'il va méme comparer a Henry camara de Wigan sur le plan physique et finision. C'est un joyaux dit 'il .

BABACAR DIOMANDE est un des attaquants polyvalent dire méme qu'il peut evoluer comme arriére droit tellement disponible dans son jeu.L"equipe junior n'en dirai pas moins imposible de penser que je jeune footballeur evolue dans le championnat locale tellment son niveau d ejeu est impressionant


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